Retour sur « L’utopie n’est pas chimère »

Le 21 novembre dernier le débat, animé par Michèle Madona Desbazeille fut une réussite grâce aux divers participants présents, leurs idées, leur optimisme et par leur entrain apporté à la discussion. Ceux-ci étaient divisés en 3 groupes pour permettre une discussion plus intime entre les acteurs. Le débat se composait en 3 parties.
Premièrement, les participants étaient invités à se questionner sur ce que signifiait pour eux le mot « Utopie, » à se concerter et produire une phrase représentative de leurs définitions. Chaque groupe avait l’opportunité d’expliquer la raison du choix de cette phrase, et le cheminement pour en venir à celle-ci. Des réponses telles que:


« C’est un rêve qui n’est pas réalisable, un challenge, »
« L’utopie c’est un objectif idéal vers lequel on peut tendre sans l’atteindre totalement car impossible et non souhaitable, »
ou encore
« C’est la carotte de l’âne. »

Notre souhait dans le fait d’inviter Mme Madona Desbazeille était qu’elle puisse nous permettre de resituer le mot Utopie en son sens premier. Chose importante pour ce mot qui, à l’heure actuelle est utilisé à mauvais escient dans la quasi-totalité de son emploi.Le mot d’Utopie lorsque Thomas More l’invente représente une société tangible, qu’il définit avec minutie dans son récit. Une société plus juste ou les gens y vivent en harmonie. Il y décrit une société sobre où chacun à de quoi vivre. À l’heure actuelle cette société nous semble irréalisable et pourtant si peu fantaisiste. Il nous semblait important de faire part de la naissance de ce mot, qui par la suite à influencer grands nombres d’auteurs, de mouvements de pensée et de penseurs, entrepreneurs, philanthropes, architectes…

Deuxièmement, le questionnement portait sur la nécessité de l’utopie dans la société qui est la nôtre. En groupe, les participants présentaient 3 raisons de croire en l’utopie. Quelques exemples de réponses :


« Pour donner un sens à sa vie, »
« Car sans rêves, il n’y a pas de vie, »
ou
« Parce que liberté, égalité, fraternité. »

La troisième et dernière partie du débat consistait à réfléchir sur comment de manière concrète pouvons-nous favoriser l’application de l’Utopie dans notre quotidien. Les participants, proposaient 5 idées, concrétisables par tous. Des propositions telles que:


Dire bonjour à son voisin, s’ouvrir aux autres, créer des lieux de rencontre et d’échange, se rassembler, permettre le libre accès à la connaissance, se remettre en question, prendre part à des luttes, tendre vers l’autosuffisance, s’intéresser à la paysannerie, développer un sens du partage et de l’entraide; furent des pistes de solutions évoquées par les participants.

De ce débat et des extrapolations qui en ont résulté nous avons le sentiment que le souhait de ses solutions tendait vers un monde plus juste, moins inégale avec des citoyens plus en phase les uns avec les autres ainsi que leur environnement. Le débat fut très captivant de par l’apport des participants venus de différents milieux, de différentes origines et de différentes générations; ainsi que par les réflexions approfondies et libres de ceux-ci.La concertation citoyenne, nous as, à tous, participants, intervenants et organisateurs permis de resituer l’idée d’utopie et de comprendre qu’elle est loin d’être chimère, car de nos actions quotidiennes peuvent émerger des voies favorables à la construction d’une utopie, qu’elle soit personnelle ou sociétale. De ce débat nous en avons souhaités garder une trace à travers une représentation graphique. L’île d’Utopie que Thomas More défini dans son ouvrage est en forme de croissant de lune. Cette forme évoquant la constante renaissance de cette dernière. Dans notre réalisation, nous avons voulu mettre en avant les mots qui ont été le plus souvent répétés durant la concertation. Les mots plus estompés représentent une interprétation qui induit une représentation de l’utopie comme irréalisable.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous les participants ainsi que Mme Desbazeille. Cet échange, hors du temps, ouvert à la rencontre et à l’échange, à la confrontation des idées, à l’écoute et au respect de l’autre est pour nous déjà la réalisation d’une petite Utopie. Pour clore cette article, une citation de Mokhtaria Otmane participante au débat et là d’ailleurs clos par ces mots, « la valeur du savoir, c’est d’être partagé ».

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